Monsieur H., déjà client du magasin, rêvait depuis son adolescence du mythique amplificateur de puissance McIntosh MC275. Noël approchant, Monsieur H. a décidé de concrétiser son rêve et nous livre ajourd'hui, non sans émotion, ses premières impressions d'écoute.

Voici son récit :

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Prendre possession d’un MC 275 se mérite. Le carton qui permet le transport donne immédiatement le La. Le Logo McIntosh avec sa sérigraphie si spécifique trône fièrement sur le côté. Le contenant semble solide et ne prête à aucune critique. Le plus difficile reste à le porter, non seulement l’objet est très lourd, mais la répartition des masses (les transformateurs !) le fait basculer à la moindre inattention. 

McIntosh MC275

 

Une fois le carton posé dans la pièce qui accueillera La Légende, le rituel du déballage peut commencer. Tout est massif, lourd,  les mousses de protections sont denses, le sachet de gel de silice est comme à l’habitude chez McIntosh, monumental et en toile. Après quelques secondes, l’objet tant attendu apparait. Deux espaces de chaque côté de l’ampli sont présents pour faciliter la lever. 


McIntosh MC275 Bordeaux
 

La sortie est sportive (toujours cette répartition des masses) et l’engin de 34 kg sur balance  Un conseil, orientez les transformateurs le long de votre corps et les tubes vers l’avant. Le centre de gravité sera ainsi plus proche de vous.  

 

En place, l’observation de l’objet peut débuter. Les chromes massifs reflètent la transparence des tubes. Les borniers sont à la démesure de l’ensemble : massifs et d’une brillance digne des voitures américaines des années 50. 

 
Bernier McIntosh MC275

Les interrupteurs sont francs et laissent présager un usage sur plusieurs décennies. 

 

Raccordement des enceintes avec du câble nu pour simplifier au maximum le schéma entre la source et mes oreilles. Le MC 275 est driver par un DAC McIntosh D100 (sortie XLR variable) pour les étages dématérialisés. Les entrées RCA servent d’entrée pour un préampli analogique classique (lecteur de bandes, platine,…). 

 
McIntosh DAC
 

Ultime vérification avant le démarrage… Installation physique ok,  raccordements ok, alimentation ok, switch stéréo et Xlr, ok. Ignition….. 

Moment magique, bien que légèrement "tape à l’œil", mais c’est un McIntosh, il faut être cohérent.

 

Source Qobuz, la première émotion sera avec Nina Simone, Little Girl Blue…. Le piano débute, étouffé lointain.. Les notes tournent, explosent… Et d’un coup… La voix si fragile de Nina Simone se pose… Elle est là. Devant moi… Le timbre est délicat, juste, les vibrations des cordes vocales naissent et se diffusent dans toute la pièce.  


Nina Simone
 

Whoua… Les tubes sont neufs et l’ampli est encore froid… Ça laisse rêveur… 

 

La musique s’enchaine, au tour de Ben Webster et Oscar Peterson - The Touch Of Your Lips. La basse est présente, là à gauche, à quelques mètres de moi. Le saxo est fluide sans aucune agressivité. Chaque instrument peut être placé, tant la scène sonore est ample et étagée. Le pied suit la musique, comment faire autrement ? 


Webster
 

30 minutes d’écoute et les basses sont maintenant plus présentes. Changement radical de registre avec un tour du côté de Thriller… Les basses sont tendues, parfaitement amorties. C’est une vraie claque… Ça sonne bien et fort… 

 

Bach, suite pour violoncelle BWV1007… L’instrument s’exprime dans l’espace, le timbre est précis l’articulation fluide, les graves encore une fois parfaitement placés et tendus. La réverbération naturelle de la caisse d’instrument est palpable. 


Bach

 

L’heure tourne et je redécouvre ma discothèque, je n’ai qu’une envie écouter cela et ceci et encore ça…. Whoua… 

 

Je termine cette première émotion par l’Ave Maria chanté par Nathalie Dessay… Silence dans la pièce pour ce moment de magie. La voix s’exulte, précise sans être analytique. Ce timbre… Toujours lui et quelle sensation d’espace de fluidité et de naturel… 


Nathalie Dessay

Nous sommes au-delà des écoutes habituelles.

Merci à vous pour vos précieux conseils et les écoutes que vous m’avez offerts pour me conforter dans ce qui était un rêve d’adolescent… La légende.. MC 275.

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Merci à vous Monsieur H. pour toute votre gentilesse et votre confiance et surtout, très bonne musique à vous !